Rapport introductif de l’assemblée générale de l’UL de DOUAI du 23 avril 2009
Nous sommes aujourd’hui réunis en assemblée générale pour débattre et prendre des décisions concernant la pérennité de notre UL Historique CGT de classe face aux attaques et l’acharnement de la confédération, de l’UD CGT du Nord pour faire disparaître du Douaisis, la seule structure de proximité , d’outil de lutte de classe des travailleurs du privé et du public dans notre arrondissement.
Ce qui s’est passé le 16 avril en salle d’Anchin a été un sacré coup de poignard dans le dos des salariés et des militants CGTdu Douaisis. Detrez et consorts ont réussi à semer la division en entraînant une rupture totale entre les salariés du public et du privé avec toutes les conséquences que cela entraînera dans les semaines et les mois à venir au niveau des luttes pour contrer les coups tordus du patronat et gouvernement concernant notre tissu industriel et gagner des avancées sociales.
N’ayons pas peur de dire que l’organisation de leur congrès bis réformiste de collaboration de classe n’avait pas rassembler les militants du service public autour de la bannière rose de Detrez, la participation faible de leurs délégués composée de militants d’EDF, des communaux, hospitaliers parsemé de quelques entreprises privées à l’image de ressort industrie et à moindre mesure les cheminots et l’imprimerie nationale.
D’ailleurs leurs interventions du jeudi matin étaient pour la plus part stéréo typées, formatés, sans vigueur, plate comme une figue. Tout le contraire des deux interventions de classe, des camarades Philippe et Roger qui ont démontré le caractère belliqueux de leurs interventions à vouloir faire disparaître l’UL CGT de Douai pour en finir avec les luttes pour laisser place à la négociation sans rapport de force en négociant le recul social afin de moraliser le capitalisme.
Philippe amenant avec force la responsabilité confédérale a refuser de créer les convergences de lutte face à la casse sociale, que le mot « exclusion » qui n’était plus d’actualité depuis des décennies dans la CGT était devenu aujourd’hui dans leur statut, le passe partout de l’UD du Nord pour évincer des militants et syndicats qui réaffirment les conceptions de classe de la CGT depuis sa naissance en 1895, contraire aux orientations définies aux 48 Congrès et du 49 congrès à venir qui laisse entre voir une CGT qui s’adaptera aux critères du capitalisme à l’image de la CFDT pour construire un syndicat Européen en fusionnant les deux centrales syndicales.
De même que notre camarade Roger expliquant dans son intervention que l’UD du Nord exigeait le départ de J.Leclercq pour sauver l’UL de Douai, aujourd’hui on se rend compte que c’était totalement faux et crapuleux car notre UL composée de camarades de classe continue à subir des attaques des collabos de l’UD, elles se sont redoublées depuis le décès de Jacques.
Suite aux interventions de Philippe et Roger approuvées par certains militants du service public qui ne sont pas acquis à notre cause, c’est Donnedu de la confédération qui prend la parole. Son intervention et les réponses apportées n’étaient pas à la hauteur des questions posées par nos deux camarades.
Je pense même que c’était ennuyant de l’écouter car son discours était général sans conviction, du déjà vu, du réchauffé.
La seule chose qu’on a pu retenir de ce dirigeant confédéral (un des bras droit de Thibault), c’est qu’il a confirmé qu’il n’y aurait qu’une seule UL de Douai, celle des dirigeants de la fonction publique du Douaisis.
En clair, il exclut l’ensemble des militants du privé et quelques militants du service public de classe de l’UL de Douai, ce qui a eu comme réactions immédiates, le départ des camarades ayant un mandat direct, laissant les collabos entre eux pour trahir la classe ouvrière.
En clair, Donedu était venu à Douai pour tenter d’exécuter les militants de classe qui composent UL de Douai, il peut commencer à retrousser ses manches, il est loin de la coupe aux lèvres.
Ceci étant dit, il est dommage de constater que 41 sections syndicales créées en 2008 ont été rejetées par l’UD pour participer au congrès de l’UL Bis, cela aurait donné plus de poids et de force sur le nombre de voix pour voter contre leur orientation et les statuts. Mais Philippe interviendra sur ce sujet et sur d’autres évidemment.
Autre chose que nous devons débattre et prendre des décisions, c’est le côté juridique. Comme chacun le sait, le jugement rendu au tribunal de Lille n’était pas entre notre faveur et dans ces conditions le congrès des collabos a pu ce tenir dans les conditions que j’ai décrites au début de ce rapport.
Les éléments juridiques que nous allons avoir par notre avocate peuvent nous permettre de continuer notre action auprès des tribunaux non plus sur la forme mais sur le fond. Cela est important pour continuer le combat car des éléments existent pour gagner le maintien de notre UL historique et démontrer à nos adversaires que nous tenons les deux démarches, juridique et syndicale qui permettront aux travailleurs du Douaisis de garder leur outil de proximité de lutte.
Il est aussi évident que nous partons sur plusieurs mois de procédure, qu’il saura nécessaire de gagner notre indépendance financière, Lucien en tant que trésorier en dira quelques mots .
Abordons maintenant la question du 1er mai et les manifestations qui vont se dérouler dans l’ensemble du pays dont celle de Douai. Mais avant, il est important qu’on regarde ensemble la situation qui est faite aux travailleurs dans l’ensemble des entreprises qu’elles soient du public comme du privé au plan national.
Ce que nous sommes en train de vivre actuellement, c’est la radicalisation des luttes par une évolution d’agressivité des travailleurs comme des séquestrations, détériorations de matériels et demain se sera encore plus grave. Cela se comprend et je partage car ces travailleurs se battent pour garder leur emploi, leur salaire, leur dignité et surtout faire vivre leur famille.
Cette situation explosive revient de droit aux confédérations syndicales qui refusent d’engager le combat au niveau national face au patronat, gouvernement et de l’Europe du capital, de Bruxelles.
Tous ces travailleurs qui luttent avec les militants CGT et autres exigent pour la plus part un tous ensemble car ils considèrent à juste raison qu’on est tous sur le même bateau. Aujourd’hui, les salariés de l’automobile, hier les sidérurgistes, demain le service public.
Peut-on passer sous silence la lutte engager par les travailleurs d’EDF où la direction de la fédération CGT Mines/Energie ne montre pas de pugnacité pour nourrir ce mouvement, idem pour la Fédération de la métallurgie où le secrétaire général Martinez joue la grande muette par rapport à la lutte des travailleurs de Caterpillar, idem pour la construction, la santé, les universités, les cheminots etc.…..
Toutes ces fédérations sont à la botte, à l’ordre de la direction confédérale avec à la tête des Thibault, Le Duigou, Donedu etc.……..jouant un rôle déterminant dans la CES.
Soyons clairs camarades, la puissance du mouvement social qui grandit en France ulcère les technocrates de Bruxelles et donc de la Confédération Européenne des Syndicats. Ils exigent que la direction confédérale CGT fasse le ménage plus vite et plus fort, la chasse aux sorcières est organisée : en premier lieu couper les vivres en utilisant le nouveau système financier COGETIS à ceux et celles qui appellent depuis plus d’un an, au tous ensemble mais aussi l’éviction de militants investis de responsabilité ayant une expérience de classe de plus de 20 ans qui refusent d’appliquer l’orientation réformiste qui sera portée par le 49é congrès confédéral de décembre 2009. D’ailleurs les camarades de la Région Métallurgie CGT Nord Pas de Calais ont travaillé sur un document de la confédération qui décrit que le fédéralisme n’a plus sa raison d’être pour la CGT de demain. Ce document vous pouvez vous le procurer sur le site du front syndical de classe.
Ceci étant dit, la recomposition syndicale européenne est engagée autour de l'axe CGT/CFDT dans le cadre de leur future fusion, ils veulent que cela se fasse rapidement, c’est la ligne du secrétaire général Thibault qui a été dictée lors de la réunion du 7 janvier 2009 avec comme mot d’ordre « taper fort sur ceux qui résistent » ce qui explique le manque de soutien à toute les luttes engagées en bas, tout comme les assemblées de militants comme celle de l'auto qui demandent de l'action sans aucun écho de leur fédération.
LA CGT restera-t-elle une organisation fidèle aux objectifs de classe définie a sa naissance en 1895 ou va-t-elle devenir un outil au service de la refondation du capitalisme.
C’est peut être les prémices de cette CGT qui s’adapte au capital que nous sommes en train de vivre face à la casse sociale, industrielle, économique où la seule solution est la grève générale et engager des manifestations nationales sur Paris et non s’enfermer dans des actions stériles, sans lendemain dans nos entreprises, nos arrondissements, départements, régions qui étouffent ce mouvement social qui est assis sur des caisses de dynamites.
Les confédérations syndicales FO, CFDT, CGC, CFTC, FSU, CGT sont devenus les pompiers de Sarkozy pour essayer d’éteindre les feux de lutte qui s’embrasent dans tout le pays.
C’est tellement flagrant cette situation de collaboration de classe, qu’il suffit de regarder à petite échelle ce qui s’est passé dans l’entreprise ISS par rapport aux licenciements engagés et négocié par Y Guignon.
On peut lire ceci dans l’article du journal la Voix du Nord du mercredi 22 avril 2009 : pour Y Guignon, « nous avons limité la casse, les salariés licenciés auront 3250€ et ceux qui partiront en départ volontaire 4050€ », il continue par « nous avons bien travaillé et les salariés aussi, en réaffirmant qu’il n’y aura pas de grève dans les entreprises d’ISS ». Et voila, le tour est joué, pas de lutte et on jette les travailleurs dans la misère. C’est peut être cela la sécurité sociale professionnelle.
Ceci étant dit, revenons sur le coup médiatique du 1er mai. On nous dit que l’unité des confédérations syndicales est historique, mais pour faire quoi, si ce n’est que de faire du 1er mai l’enterrement de 1er classe du mouvement social qui est parti depuis décembre, qu’il s’est nourri en permanence en dehors des confédérations syndicales, obligeant celle-ci à des stratégies pour contourner ces luttes montantes et engager des divisions internes entre public et privé comme nous pouvons le vérifier chez nous.
Les manifestations qui auront lieu le 1er mai, où les grèves ne sauront pas à l’ordre du jour satisfera pleinement le patronat, puisque c’est une journée chômée, payée gagné par nos anciens.
Dès le lendemain et les jours suivants, les travailleurs poseront cette question : Que faisons-nous maintenant ? Ils auront raison car ils sont confrontés pour un grand nombre, aux licenciements et chômage et dans ces conditions, ils sont en attente d’une action de grande envergure allant jusqu’à la paralysie de la France, c’est la seule alternative face à un gouvernement sourd aux revendications de la population.
C’est bien pour ces raisons que notre présence est importante dans la manifestation du 1er mai à Douai, non pas pour défiler en rang d’oignons avec les syndicats de collaboration dont l’UL des dirigeants de la fonction publique de Douai.
Mais pour démontrer dans cette manifestation, l’exigence de la grève générale dans l’unité des travailleurs créant les conditions d’unité des organisations syndicales.
Aujourd’hui, c’est le contraire que nous sommes en train de vivre, c’est l’unité des confédérations syndicales (l’union sacrée) au détriment de l’unité des travailleurs, de leurs revendications en matière de salaires, d’emploi, de retraite.
Dans ce sens, je propose à l’assemblée générale un tract à la population du Douaisis, que nous pourrions ventiler le mardi 28 avril 09 aux endroits et heures habituels et dans nos entreprises.
Ce tract en lettre ouverte s’adresse aux organisations syndicales dont l’UL des dirigeants de la fonction publique de Douai. Le fil conducteur de cette lettre ouverte, c’est de proposer des perspectives d’initiatives et manifestations nationales sur Paris à court terme, au-delà de la journée de mobilisation du premier Mai et aidera les travailleurs à retrouver les repères de classe par notre UL Historique CGT de Douai.
Ce tract de masse va terriblement gêner les réformistes, les pompiers de Sarkozy qui veulent faire du 1er mai une sorte d’armistice à la Pétain face au gouvernement et à l’Europe du capital.
Tract de masse et proposition d’une conférence de presse ce mardi 28 avril 09 dans l’après midi où nous amènerons plusieurs réflexions sur la situation sociale des travailleurs du Douaisis et la mise place de l’UL CGT des dirigeants de la fonction publique de Douai et le danger que cela représente pour les salariés.
Dernière proposition avant de vous laisser la parole. Je pense qu’il serait bien qu’on puisse inaugurer cette salle « J.Leclercq ». Vous avez remarqué que dans le rapport, j’ai dit plusieurs fois UL Historique. Je ne crois pas que je me trompe en disant cela tellement cette union locale a vécu des moments importants dans les luttes des travailleurs du Douaisis, aussi bien dans le privé comme du public.
En grande partie cela revient à notre camarade Jacques qui a su montrer en tant que secrétaire général que notre UL est un outil de lutte au service des salariés pour gagner de véritables avancées sociales. Il est évident qu’on ne peut pas oublier un tel dirigeant car il est marqué dans notre conscience de classe mais nous devons aller plus loin et l’inauguration de cette salle en sera le point d’honneur en invitant le plus grand nombre de personnes et des personnalités politiques. Il faut regarder à une date et à l’organisation de cette initiative, je vous laisse la parole.